{"id":63548,"date":"2014-11-21T17:09:56","date_gmt":"2014-11-21T16:09:56","guid":{"rendered":"https:\/\/new.villa-arson.fr\/librairie\/re-location\/"},"modified":"2014-11-21T17:09:56","modified_gmt":"2014-11-21T16:09:56","slug":"re-location","status":"publish","type":"product","link":"https:\/\/new.villa-arson.fr\/en\/librairie\/re-location\/","title":{"rendered":"Re:Location"},"content":{"rendered":"<p>Re : Location 1-7\/Shake est un projet europ\u00e9en \u00e9tal\u00e9 sur trois ans (2002-2004) qui r\u00e9unit sept institutions de sept pays (France, Pologne, Slovaquie, Roumanie, Luxembourg, Autriche et Suisse) et 40 projets d\u2019artiste. Dans sa premi\u00e8re phase, Re : Location consiste en sept expositions bilat\u00e9rales confrontant dans chacun des lieux participant des artistes de pays diff\u00e9rents.<\/p>\n<p>Les participants au projet : le Casino, Forum d\u2019art contemporain du Luxembourg, le Centre international pour l\u2019art contemporain de Bucarest et la Fondation ArtStudio de Cluj en Roumanie, le Centre d\u2019art contemporain Laznia de Gdansk en Pologne, la Galerie Jana Koniarka de Trnava en Slovaquie, le Migros Museum de Z\u00fcrich en Suisse, le OK Centrum de Linz en Autriche et la Villa Arson, Centre national d\u2019art contemporain de Nice.<\/p>\n<p>L\u2019ensemble du projet Re : Location a pour objectif d\u2019exp\u00e9rimenter et d\u2019inventer de nouvelles modalit\u00e9s de coop\u00e9ration entre les centres d\u2019art europ\u00e9ens ; d\u2019accro\u00eetre et d\u2019\u00e9largir les \u00e9changes et les contextes artistiques ; de mettre sur pied une vision commune d\u2019un art contemporain \u00e0 caract\u00e8re europ\u00e9en qui tienne compte des particularit\u00e9s culturelles de chaque partenaire.<\/p>\n<p>Pour cette premi\u00e8re phase du projet, la Villa Arson a plus \u00e9troitement collabor\u00e9 avec le Migros Museum (Heike Munder) et le Centre d\u2019art contemporain Laznia de Gdansk (Adam Budak) et dans ce cadre proposera du 15 novembre 2003 au 11 janvier 2004 : Simona Denicolai &amp; Ivo Provoost (Belgique et Italie), Fabrice Gygi (Suisse), Monika Sosnowska (Pologne) et Pierre Malphettes (France). Ces artistes ont en commun de mener, chacun \u00e0 sa mani\u00e8re, une r\u00e9flexion sur le contexte architectural, social, culturel, politique ou \u00e9conomique du lieu dans lequel ils travaillent.<\/p>\n<p>Le travail de Simona Denicolai et Ivo Provoost a peu \u00e0 voir avec la repr\u00e9sentation. Ils tentent au contraire d\u2019occuper le r\u00e9el et de s\u2019y accrocher de mille mani\u00e8res in\u00e9dites. Par le d\u00e9placement d\u2019objets (installation de composants industriels pr\u00eat\u00e9s par leurs fabricants dans la ville de Saint-Nazaire, Logos, 1999 ; Happy End, tentative de vente aux ench\u00e8res de tous les biens personnels des deux artistes) de personnes (la s\u00e9rie des Caminades, 2001-2002) ou de contextes (Building Underwood, construction d\u2019une situation de micro-urbanisme en for\u00eat, Caudi\u00e8s de Fenouill\u00e8de, 2001). Chaque intervention ob\u00e9it \u00e0 un sc\u00e9nario rigoureux, un film imm\u00e9diat, tourn\u00e9 et projet\u00e9 \u00e0 la surface du r\u00e9el. Pour la Villa Arson, ils r\u00e9aliseront Fanfara di Merda d\u2019Artista, avec des entreprises de la zone industrielle de Carros.<\/p>\n<p>N\u00e9s en 1972 et 1974, Simona Denicolai &amp; Ivo Provoost vivent et travaillent \u00e0 Bruxelles<\/p>\n<p>\u00ab Quand je pense \u00e0 la peinture, je ne peux que penser \u00e0 un monochrome ! \u00bb Tout le travail de Fabrice Gygi est empreint de ce genre de minimalisme radicalis\u00e9, tant au plan de la forme que de l\u2019intention. Ses interventions plastiques, ses performances, ses sculptures se posent \u00e0 la lisi\u00e8re de l\u2019art, en \u00e9quilibre sur la bascule de la repr\u00e9sentation et de l\u2019ustensilit\u00e9. Les \u0153uvres de Fabrice Gygi utilisent des barri\u00e8res, des tentes, du mat\u00e9riel destin\u00e9 au maintien de l\u2019ordre, des outils de r\u00e9gulation, de surveillance, mais elles ne s\u2019attardent jamais dans l\u2019ordre du symbolique, ni dans l\u2019assaisonnement des signes. La violence embusqu\u00e9e dans ses installations na\u00eet du d\u00e9pouillement sans mani\u00e8re et de l\u2019\u00e9tat d\u2019expectative dans lequel semblent se tenir tous ces instruments d\u2019ordre, d\u2019autorit\u00e9 et de coercition, suspendus de leur fonction ; mais pour combien de temps ?<\/p>\n<p>N\u00e9 en 1965, Fabrice Gygi vit et travaille \u00e0 Gen\u00e8ve et Z\u00fcrich.<\/p>\n<p>Pierre Malphettes con\u00e7oit des installations \u00e0 l\u2019aide de mat\u00e9riaux souvent intangibles ou transitoires ; de nombreux ventilateurs brassent l\u2019air (des Attracteurs \u00e9tranges (sortes de ventilateurs siamois, 2000) aux sacs plastiques flottant en espace clos de D\u00e9dicaces aux oiseaux, 2000) ; la lumi\u00e8re aussi est omnipr\u00e9sente, surtout dans sa version domestiqu\u00e9e : l\u2019\u00e9clairage (qu\u2019il flue entre les planches de sa Light Cube House (2002), qu\u2019il fige une trajectoire de mouche en n\u00e9on ou regarde pousser des avocats (Le Jardin, 2003)). Toujours questionnant, comme imperm\u00e9able aux solutions, son \u0153uvre est travers\u00e9e par des fugacit\u00e9s impossibles, des r\u00eaves ou, peut-\u00eatre plus exactement et pour reprendre \u00e0 l\u2019artiste un de ses propres termes, par un \u00ab sentiment d\u2019impermanence \u00bb.<\/p>\n<p>N\u00e9 en 1970, Pierre Malphettes vit et travaille \u00e0 Marseille.<\/p>\n<p>L\u2019\u0153uvre de Monika Sosnowska se nourrit d\u2019\u00e9vidences et de lieux communs architecturaux pour mieux les pousser \u00e0 bout, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019absurde. \u00c0 bien les regarder, ses constructions semblent dou\u00e9es d\u2019une vie autonome et d\u00e9raisonnable. Elles prolif\u00e8rent et alt\u00e8rent la perception de l\u2019espace qui les accueille parfois jusqu\u2019\u00e0 se substituer compl\u00e8tement \u00e0 lui. Inspir\u00e9e par le personnage de Lewis Carroll, Little Alice (2001) propose une succession de salles aux dimensions progressivement d\u00e9croissantes ; Bon voyage (2000) est une sorte de labyrinthe o\u00f9 s\u2019accumulent boxs, murs et plans de toutes sortes, fragment\u00e9s, annulant toute notion d\u2019\u00e9chelle. N\u2019offrant au spectateur aucune position d\u2019ext\u00e9riorit\u00e9, le travail de Monika Sosnowska ne se contemple pas, il se parcourt, il s\u2019\u00e9prouve, il se hante.<br \/>\nN\u00e9e en 1972, Monika Sosnowska vit et travaille \u00e0 Varsovie.<\/p>\n<p>Maxime Matray<\/p>\n<p>(communiqu\u00e9 de presse de l&#8217;exposition)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>16 pages, illustrations couleur &#8211; noir et blanc, 26 x 19,8 cm, bilingue fran\u00e7ais &#8211; anglais<br \/>\nType : Catalogue d&#8217;exposition<br \/>\n\u00e9d. Villa Arson, Nice, 2004<br \/>\nISBN : 2-913689-12-4<\/p>\n","protected":false},"featured_media":46338,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_acf_changed":false,"_relevanssi_hide_post":"","_relevanssi_hide_content":"","_relevanssi_pin_for_all":"","_relevanssi_pin_keywords":"","_relevanssi_unpin_keywords":"","_relevanssi_related_keywords":"","_relevanssi_related_include_ids":"","_relevanssi_related_exclude_ids":"","_relevanssi_related_no_append":"","_relevanssi_related_not_related":"","_relevanssi_related_posts":"","_relevanssi_noindex_reason":""},"product_brand":[],"product_cat":[286],"product_tag":[],"class_list":{"0":"post-63548","1":"product","2":"type-product","3":"status-publish","4":"has-post-thumbnail","6":"product_cat-non-classe-en","7":"product_shipping_class-publication","9":"first","10":"instock","11":"sale","12":"purchasable","13":"product-type-simple"},"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.villa-arson.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/product\/63548","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.villa-arson.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/product"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.villa-arson.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/product"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.villa-arson.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=63548"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.villa-arson.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/46338"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.villa-arson.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=63548"}],"wp:term":[{"taxonomy":"product_brand","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.villa-arson.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/product_brand?post=63548"},{"taxonomy":"product_cat","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.villa-arson.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/product_cat?post=63548"},{"taxonomy":"product_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.villa-arson.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/product_tag?post=63548"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}